"Naissance d'une vocation" dans "profession profileuse" de Carine Hutsebaut

Publié le par Marge

"Ma passion du crime vient de mon intérêt grandissant pour la vie, une passion de mère de famille. Mon voeu le plus cher serait que les gens prennent un jour conscience de l'ampleur des dégâts, écoutent leur coeur hurler devant la réalité des tragédies gratuites, mais c'est terriblement long. Quand je suis invitée à une conférence, que je m'adresse à la presse, je me prends parfois à espérer: 'Enfin, cela les intéresse. Quelque chose bouge dans les consciences et j'y contribue un peu.' Hélas, la décéption est souvent au rendez-vous. Les questions que l'on me posent concernent trop souvent les actes qui ont été commis, et non les comportements qui sont à leur origine. Plus que de soigner, de faire changer les choses, les gens sont avides de savoir. Ils me réclament parfois des détails, des descriptions, que je refuse systématiquement de donner. Pourtant, mon seuil de tolérance face à l'abominable se situe largement au-delà de la moyenne."

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