Les phrases que je retiens...

Publié le par Marge

Aujourd'hui j'ai envie de vous faire partager les discours, les petites phrases, les anecdotes qui ont été prononcés par les rencontres que j'ai pu faire au cours de mes 5 années d'études en psycho-criminologie que ce soit dans le parcours "général" des bancs de la fac, lors de mon DU de criminologie ou de conférences. 
C'est mots viennent de professionnels, qui m'ont enseigné et qui ont su nous considérer, nous étudiants, comme de futurs professionnels et je les remercie car c'est en partie grâce à eux si je n'ai pas baissé les bras, si j'aime autant le métier qui m'est déstiné...
Lors de ma première année, un de mes professeurs nous a fait un discours nous expliquant qu'il n'était pas d'accord avec le système mis en place pour évaluer les futurs psychologues. Il prenait bien en compte qu'il n'y avait pas d'autres moyens que celui de nous noter sur nos connaissances. Il s'est adressé à nous en nous expliquant que certains ont une très bonne mémoire et sont de parfaits édutiants, qui finiront sans doute avec le diplôme suprême et le titre de psychologue. Alors que d'autres n'y arriveraient pas. Pour lui il s'agissait d'un problème car les meilleurs psychologues de la génération future ne faisait pas forcément partie des "bons élèves" et que les "bons élèves" ne seraient peut-être pas de "bons psychologues". Il a alors demandé à ceux qui n'étaient pas doués d'une bonne mémoire mais qui étaient persuadés d'exercer ce métier avec passion, motivation et soucis d'aider, de ne pas baisser les bras malgré de mauvaises notes. "Accrochez-vous" nous a t il dit... Je m'accroche toujours, merci R.FONTAINE.
J'ai également eu le plaisir de rencontrer une psycho-gérontologue (psychologue pour les personnes agées) qui travail en maison de retraite. Elle nous a parler d'un épisode de sa vie: il y avait une femme agée pour qui elle avait de l'affection, malheureusement, cette personne est décédée. La famille, que cette psychologue conaissait est venue le jour de sa mort et la psychologue n'a pas pû retenir ses larmes car ce décés l'avait touchée. En nous racontant ce moment de vie, elle nous a expliqué qu'un psychologue reste un humain et que parfois, nous avons le droit de pleurer. Ce n'est pas parce-qu'elle a pleuré avec la famille que son travail a été mis de côté mais bien l'inverse. "N'oubliez pas, c'est parce-que vous êtes humains que vous serez de bons psychologues"... Merci à vous aussi de m'avoir fait comprendre que je pouvais être sensible et de m'avoir confortée dans l'idée que le métier de psychologue ne s'arrête pas aux connaissances et qu'il est riche d'humanité.
Enfin, un autre de mes professeurs nous a parlé d'une patiente qu'il avait pour illustrer son cours. Après nous avoir expliqué de façon très abordable et sans mots provenant du jargon des psychologues de quoi souffrait cette patiente, il a éclaté de rire. Il s'est excusé mais nous a dit qu'il ne fallait pas être choqué de sa réaction car le métier que nous allons éxercer nous fait rencontrer les douleurs de ce monde. Il a souligné le fait qu' "il y a une différence entre se moquer de ses patients et extérioriser ce qui nous a touché, même si le seul moyen que l'on a trouvé pour affronter les souffrances est d'en rire"... Encore une belle preuve d'humanité! Nous sommes soumis à un code de déonthologie, ce qui est tout à fait normal, mais n'oubliez pas que les psychologues ne sont pas là pour absorber vos souffrances et vos pathologies, mais pour vous aider à composer avec et à faire en sorte que VOUS soyez soulagés de celles-ci. Merci R.COURTOIS pour votre joie de vivre et votre professionnalisme.

Merci à vous qui m'avez enseigné non seulement la théorie, mais aussi la passion de ce métier.

Publié dans Parcours et personnel

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