Le complexe d'Oedipe

Publié le par Marge

Je vais aujourd'hui essayer de vous parler du "Complexe d'Oedipe" et ce, de façon concise et précise. Si j'ai choisi d'aborder ce thème c'est qu'il fait aussi partie des versants psychologiques les plus connus, les plus vulgarisés et peut-être aussi, par conséquent, les moins compris...
Petit rappel et petite explication, à la fois pour ceux qui ne se souviennent plus de l'histoire "Oedipe Roi" et pour ceux qui n'ont jamais posé les yeux dessus. 
En résumé: un couple, suite à la prémonition de l'Oracle, abandonne leur fils en le remettant aux mains d'un hermite, pour que celui-ci soit isolé et que le destin prédit par l'Oracle soit évité. En grandissant, Oedipe va avoir une altércation avec un homme qui barre son chemin et le tue. Puis, il fini par épouser une Reine veuve plus agée que lui et devient par conséquent Roi. (Je fais une parenthèse pour parler très vite d'un cours sur le concepte de traumatisme, qui m'a été donné et qui montre que c'est en cherchant à éviter le "destin", la "tuché" que l'on va à sa rencontre). Il apprendra, plus tard, qu'il s'agit de l'ex épouse de celui qu'il a tué qui n'était autre que son père et que sa femme est donc sa mère. Suite à ces révélations, il fini par se creuver les yeux en public, pour se punir et ne plus voir le mal qu'il a engendré.
A partir de ce drame, Freud va décrire le "complexe d'Oedipe", qui selon sa théorie, apparaiterait dans la petite enfance vers l'âge de 4 ans.
Pour lui, tous les petits garçons voudraient épouser leur mère et pour cela, doivent "tuer" leur père. Il en est de même pour les petites filles (veulent épouser leur père et "tuer" leur mère). Celui du même sexe est donc perçut comme un rival. Ce complexe d'Oedipe serait d'autant plus difficile à gérer pour l'enfant qu'il apparait à peu près au même moment que le "complexe de castration". Le petit garçon a peur d'être castré, alors que la petite fille s'apperçoit de l'absence de pénis sur son corps. Le problème de rivalité avec le parent de même sexe serait donc renforcé par ce biais étant donné que le père "en a plus" que son fils et pour la petite fille, que son père désir sa mère et non elle.
Il est évident que ce complexe apparait dans la verbalisation des enfants, combien de fois avons-nous entendu les enfants dirent que quand ils seront grands ils se marieront avec Papa ou avec Maman...? Il faut aussi faire attention à faire la distinction entre le fait que s'ils veulent épouser le parent de sexe opposé, ils "doivent tuer" le parent du même sexe, (ce qui est un fait en soit et un versant symbolique) et le fait que ça ne fait pas de ces enfants des futurs criminels, ils ne passeront pas à l'acte en cherchant à éliminer "concrêtement" leur rival et, leurs désirs liés au "complexe d'Oedipe", ne font pas partie intégrante d'un monde fantasmagorique qu'ils ressaceraient sans cesse... 
J'ajoutterais, pour conclure, que le seul à ne pas "souffrir" ou "subir" le "complexe d'Oedipe" n'est autre qu'Oedipe lui-même. Car, non seulement il assouvit ses désirs, mais en plus, il le fait dans l'ignorance totale de l'identité réelle de celui qu'il tue (son père) et de celle qu'il épouse (sa mère).

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