La victime

Publié le par Marge

Cela fait un peu plus d'une semaine que je réfléchie à cet article, il y a tellement de choses qui sont à dire sur ce sujet qu'il est difficile de savoir comment l'organiser!
Bien que j'ai choisi de me spécialiser dans la criminologie, le Master 2 qui m'est recommandé de suivre est composé d'une part importante de cours relatifs à la victimologie. Il est bien évidemment nécessaire de comprendre la victime pour comprendre son agresseur, ou plutôt, de comprendre le liens victime-agresseur.
Je ne pense pas qu'il soit aussi évident de dire que la victime est "prisonnière" du délit ou du crime qu'elle a subit. En effet, chaque victime réagit différemment à l'effraction psychique causée par l'agression. Pour appuyer cet argument je vais vous donner un exemple concernant deux femmes ayant été violées et la façon dont elles ont "intégré" celui-ci:
Une des deux victimes, lors de l'entretient psychologique qui a suivi son dépôt de plainte, est arrivée trés mal, en pleur, elle exprimait sa douleur et ne cessait de répéter que sa vie était complêtement "fichue", que cet acte de violence, d'effraction à la fois psychique et physique avait totalement brisé son existance. Elle exprimait de l'écoeurement et de la haine envers son agresseur. Il faut bien prendre en compte que cet entretient avait eu lieu quelques heures aprés le dépôt de plainte. 
La seconde victime lors de son premier entretient (a peu prés autant de temps aprés l'agression que dans le premier cas) est arrivée trés "remontée", elle se présentait bien, ne pleurait pas et à vrai dire, n'exprimait pas grand chose mis à part le fait qu'elle "n'allait pas laisser ce salaud, ni cet évennement bousiller sa vie", pour elle rien n'avait changé. Elle expliquait toute fois qu'elle savait que ce qu'elle avait vécu était quelque chose de dur et de violent.
On constate dès ce premier entretient psychologique que les deux victimes ont réagit de façon "opposée". Or, ce qu'il faut savoir, c'est que quelques années plus tard, la première allait bien, sa vie avait repris son court comme elle le pouvait. Elle n'avait ni problèmes sociaux, ni problèmes affectifs, ni problèmes avec son rapport à la sexualité et son statut de femme était bien défini. En revanche, la seconde victime, qui s'est donc plongée dans un déni total de l'agression allait trés mal, avec cauchemars à répétition qui était en rapport avec le viol, elle avait des problèmes au niveau de son travail à cause de ses rapports avec ses collègues qui s'étaient vites dégradés et était en instance de divorce.
Je ne dis pas que la victime s'en sort forcément ou qu'il ne faut pas prendre soin d'elle, bien au contraire, j'ai d'ailleurs expliqué pourquoi j'avais choisi de me diriger vers le criminel, c'est aussi et surtout pour les victimes, (j'écrirais un article expliquant plus en détail le pourquoi du comment j'en suis arrivée là.)
Je ne pense pas non plus que la victime est mise à l'écart, bien au contraire, malheureusement, certaines d'entre elles refusent le suivit psychologique qui leur est proposé.
Je souhaite également parler du "statut" de victime, il est vrai que la personne agréssée à un besoin d'être reconnue en tant que victime, il est d'ailleurs trés difficile pour la victime de voir que son agresseur (pour celles qui sont amenées à le rencontrer) refuse de reconnaitre ses tords. La reconnaissance de ce "statut" est souvent la première chose chose nécéssaire à la victime pour se reconstruir, mais c'est loin d'être le remède à sa reconstruction à la fois identitaire et psychique.
je vais terminer cet article part une petite note personnelle: 
J'avoue que cet article ne me plait pas car il n'est pas possible d'expliquer tout ce qui est en liens avec la victime, sa structure de personnalité et les différences en fonction de l'agression, du passé de la victime etc...  J'espère avoir tout de même éclairé un minimum ceux qui s'interessent à la victime et je tiens à dire que d'autres articles seront publiés sur ce thème.

Publié dans Dialogue

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Nadia 23/07/2007 21:39

Coucou ma jolie!Très interessant ton article,ne te dénigres pas ma belle!Peut-être pourrais-tu  inserer un developpement sur le syndrôme Nightingale concernant ce sujet,le rapport victime/agresseur?Je ne t'ai pas donné de news,ne m'en veut pas je suis très perturbée en ce moment,et j'ai eu un boulot de dingo.Mais je pense toujours à toi,ne t'inquiètes pas.Je t'embrasse fort fort fort!

Marge 23/08/2007 18:11

Coucou ma Douce!Je répond seulement maintenant à ce com car j'avais un p'tit doute... Ne parles tu pas plutôt du syndrôme de Stokholme?Florence Nightingale était une infirmière et je ne vois pas bien quel est le rapport avec la victime et son agresseur?!Pas entendu parlé dans mes cours... :s La psychologue avec qui j'ai fait mon stage non plus... :sAlors éclaire moi stp...Bisous étoilés petite fée déglinguée!