"Le violeur sexuel"

Publié le par Marge

L'expression "viol sexuel" peut sembler pléonastique, car le viol n'est-il pas toujours un acte sexuel? Naturellement, il l'est, mais de nombreux viols ont davantage à voir avec l'abus de pouvoir et la haine qu'avec la jouissance sexuelle. Néanmoins, pour le violeur sexuel, seul l'acte sexuel occupe une position centrale.
Il ne peut plus se défendre contre mui-même. Il se sent incapable et manque de confiance en lui. Il est le point de mire des quolibets. Plus il se débat, plus on le chahute. Il encaisse en permanence et s'échappe plus loin encore de la réalité. Dans se pensées, des sentiments de vengeance commencent à prendre forme, car il n'en peut plus des adultes qui le briment. Tout doucement, son monde imaginaire commence à se surcharger d'ombres et dans cet univers de fantaisies, c'est lui le vainqueur. Là, personne ne peut rien lui faire. Dans un acte de haine, il se met à la recherche d'un moyen pour refroidir se rage. Quelqu'un va payer pour se douleur; qui, cela n'a aucune importance. Il attaque donc des inconnus et ses agressions deviennent de plus en plus violentes avec le temps. Pour lui il n'existe d'autre moyen de communication que la violence pour exterioriser son absence de paix. Il va vivre pleinement ses instincts sexuels et mettre un terme de même à ses frustrations. D'une manière très radicale, il commence à alimenter ses fantasmes et à cette fin, il se sert de films porno. Il est également incommodé par ses dysfonctionnements sexuels, ce qui fait qu'il se sent diminué dans sa virilité. Au fil des années, lui est venu l'absession d'être inadapté sexuel. Il est convaincu de ce que chaucun se moque de lui à ce propos.
Chez ce type de délinquant, la victime multiplie considérablement ses chances d'échapper à l'acte d'agression si elle résiste à l'agresseur. Le violeur sexuel ne s'y attend pas et il s'enfuit donc.
Il ne se sent bien à peu près nulle part, car il vit dans l'isolement et la solitude. Les voisins le connaissent bien mais ils n'ont jamais eu de contact avec lui. Il semble n'avoir besoin de personne et il est tellement handicapé sur le plan social que personne ne veut de lui comme ami. A un moment donné, les gens de son entourage aprennent à le connaître comme quelqu'un qui attente aux bonnes moeurs, et cela accroît encore son isolement.
On peut considérer que ses délits sont l'effet d'impulsions et d'une contrainte irrésistible. Si sa fureur et ses frustrations augmentent, il ne peut plus leurs résister. Il fantasme des heures à propos de femmes dont il fait ses esclaves dociles. C'est dans cette situation qu'il préfère les voir. Mais pas une seule femme n'accèpte d'être sa partenaire. Aussi ne leur adresse-t-il jamais la parole en vue de nouer une relation éventuelle. Parce que le plus souvent il ne dispose pas d'une voiture, il recherche ses victimes dans son environnement immédiat.

Source: "Les enfants n'aiment pas les crocodiles, abus pédosexuel et infanticide", Carine Hutsebaut.

Commenter cet article

Paul Mugisho 22/05/2016 22:38

Au fait le violeur est une personne qui souffre lui-même. Mais, ceci n'empêche pas qu'il réponde de ses actes et qu'elle soit sévèrement punie par la loi. Merci pour cet article.

Marge 22/05/2016 22:41

Cela fait plusieurs années que je n'ai pas touché à ce blog... Je suis tout de même contente de voir qu'il peut encore servir ou plaire! Merci pour le commentaire

elodie 16/03/2008 15:25

c'est dur de trouver les mots en lisant cela. Et je dis cela car je crois qu'il y'a une part de moi qui ne supporte pas la souffrance ignoble que l'on impose à l'autre. Et d'un autre de réaliser que les personnes qui agissent comme cela "souffrent" aussi, quelque part...